Au sein de la police genevoise, il était surnommé «double mètre» en référence à sa taille de géant. Marc Mattille, ou plutôt Marco pour rester fidèle à sa maman italienne, figure légendaire de la brigade criminelle, un physique de lutteur à décourager le plus endurci des délinquants, a définitivement troqué son arme de service pour des pinceaux. Une retraite bien méritée lui a permis de parfaire ses talents d’aquarelliste avec une prédilection pour les paysages lacustres. Il exposera prochainement ses œuvres dans une galerie de la commune de Meinier. L’occasion de réveiller l’inépuisable boîte à souvenirs de ce commissaire devenu célèbre loin à la ronde depuis «le hold-up du siècle» au siège de ce qui était encore l’Union de Banques Suisses, en plein centre de la Cité de Calvin.