Reconnu coupable d'avoir séquestré, battu, violé à cinq reprises, insulté et menacé son épouse, un Italien a été condamné mardi à six ans de réclusion (LT du 6 février). La Cour d'assises de Genève a relevé la cruauté et la brutalité de cet homme au «comportement d'un rare despotisme». L'intéressé, qui comparaissait libre à son procès, a été arrêté à l'issue de l'audience.

Dans un revirement de dernière heure, l'accusé a reconnu l'ensemble des faits qui lui étaient reprochés. Soit d'avoir fait vivre un enfer à sa femme mais aussi à ses trois enfants issus d'une précédente union. La jeune épouse a profité d'un déménagement pour fuir ce calvaire de sept mois. Amenée du Maroc en Suisse par cet homme qui s'est révélé rapidement violent, la victime fait désormais l'objet d'une décision définitive de refoulement. En demandant le divorce, soit tout simplement un droit à sa survie psychique et physique, elle a perdu toute chance de conserver son permis B. Aucune expulsion judiciaire n'a par contre été prononcée à l'encontre de l'accusé dont les trois jeunes enfants vivent à Genève. L'homme a fondu en larmes à l'issue de la lecture du jugement. Son arrestation immédiate a été prononcée afin de prévenir un risque de fuite et de récidive.