GENEVE

Marie Laforêt perd la première manche face à son ex-époux

En cours de divorce, la chanteuse a accusé le Français Eric de Lavandeyra, d'être à la tête d'une vaste conspiration politico-financière. Elle a basé ses affirmations sur d'étranges documents tirés du disque dur de son ordinateur.

L'un des divorces les plus médiatisés de ce début d'année vient de connaître son premier rebondissement juridique. Dans un jugement daté du 14 mars, un tribunal genevois a débouté la chanteuse Marie Laforêt, qui demandait le paiement d'une «contribution d'entretien» par son mari, le financier français Eric de Lavandeyra.

Profitant du retentissement considérable causé par le retour en France de l'ancien élu RPR Didier Schuller – dû aux révélations de son fils Antoine, que Marie Laforêt a accueilli chez elle à Genève –, l'artiste a récemment multiplié les interviews où elle accusait son époux d'être à la tête d'une vaste conspiration politico-financière et de contrôler d'immenses sommes d'argent.

Franc-maçon

Elle basait notamment ses affirmations sur le contenu, qu'elle s'est procuré, d'un ordinateur utilisé par Eric de Lavandeyra au début des années 90.

Devant le tribunal, l'avocat de Marie Laforêt a produit de nombreux documents issus de ce disque dur. On y découvre qu'Eric de Lavandeyra, haut gradé de la franc-maçonnerie, a proposé l'introduction dans une loge française d'Ibrahim Souss, beau-frère de Yasser Arafat et ancien représentant de l'OLP à Paris. On y trouve de nombreux projets de vente de grands hôtels mais aussi d'avions militarisables, destinés au gouvernement du Sénégal.

A cela s'ajoute une étrange note manuscrite, portant l'inscription «au cas où», dans laquelle le financier accuse le président François Mitterrand d'être à l'origine du délit d'initié qui déclencha l'affaire Péchiney, l'un des grands scandales français de la dernière décennie. La transaction boursière à l'origine de l'affaire était passée par la société d'Eric de Lavandeyra.

Le Tribunal a jugé tous ces éléments de peu de pertinence pour déterminer l'état actuel de la fortune du financier. Ce dernier a posément expliqué qu'aucun des projets de contrats contenus dans son ordinateur ne s'est réalisé.

Il affirme aussi gagner moins de 6000 francs par mois, alors que son train de vie dans les années 80 était somptueux et que ses enfants contrôlent une fortune considérable.

La cour, qui l'a suivi sur tous ces points, devrait se prononcer en juin prochain sur le divorce des époux.

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