Le nom de la conseillère nationale tessinoise Marina Carobbio est apparu régulièrement dans la perspective de la succession de Micheline Calmy Rey. Elle pourrait être la candidate des femmes socialistes, mais serait-elle portée par tout son canton, malgré les aspirations tessinoises au gouvernement fédéral, qui ne manqueront pas de s’exprimer à nouveau?

Née en 1966 à Locarno, Marina Carobbio est la fille de Werner Carobbio, qui a représenté le canton durant 24 ans au parlement helvétique, dans les rangs socialistes déjà. Après ses études de médecine, elle a travaillé comme médecin de famille, une profession que cette mère de deux enfants exerce encore à 30%. En politique, elle a été députée au Grand Conseil tessinois de 1991 à 2007, année où elle a été élue au Conseil national. Depuis 2008, elle est vice-présidente du Parti socialiste suisse(PSS). A ces atouts s’ajoutent le fait qu’elle a été élue il y a quelques mois à la présidence de l’Association suisse des locataires (Asloca), un lobby dont le rôle de tremplin pour des fonctions exécutives a déjà été démontré à de nombreuses reprises. Ce qui pourrait la desservir: un positionnement à gauche du parti et une ambition peu démonstrative.