A y regarder de plus près, le parcours de Martial Courtet, l'actuel président du gouvernement jurassien, est avant tout une histoire de rencontres. Il y a par exemple celle avec un directeur d'école camerounais qui incitera ce passionné de bières artisanales à passer plusieurs mois en Afrique, en 2005, pour monter une brasserie, la première à l'orge du pays. Il y a aussi cet ami, Randoald Dessarzin, emblématique entraîneur du BC Boncourt, qui convainc le jeune homme d'alors à peine 31 ans de jouer les pompiers de service en reprenant la présidence du club de basket ajoulot, alors en grande difficulté financière. 

«C'est vrai que je me suis souvent lancé par amitié, mais toujours avec la certitude de pouvoir apporter quelque chose», reconnaît Martial Courtet, assis dans les bureaux du Département de la formation, de la culture et des sports (DFCS), à Delémont, ville où il vit depuis 2013. Le ministre se montre serein, il vient d'être aisément réélu le 8 novembre dernier. La politique, pour cet enseignant de formation de 44 ans, c'est encore une fois le fruit d'une rencontre. Celle d'un certain François Lachat, figure tutélaire du PDC jurassien et considéré comme l'un des pères fondateurs du canton.