L’actuel président des Vert’libéraux dirigera le comité jusqu’à l’assemblée générale de l’automne prochain, a indiqué mardi la section suisse de Green Cross. Un groupe de travail dirigé par le Zurichois a été mis en place pour «réaliser un assainissement financier urgent ainsi que préparer la prochaine assemblée».

Selon le communiqué de Green Cross Suisse, «l’organisation internationale est insolvable» au vu des comptes 2016. Une réduction des frais administratifs et des licenciements seront inévitables, indique le communiqué. Martin Bäumle promet de stabiliser la situation «d’ici à 2018, soutenir dès 2019 des projets supplémentaires de GCI et générer des recettes venant d’autres donateurs».

Manque de transparence

L’affaire a éclaté la semaine dernière, lorsque la section suisse a accusé GCI d’être quasiment en faillite. En signe de protestation, Mikhaïl Gorbatchev, fondateur de GCI et dernier dirigeant de l’Union soviétique, s’est retiré du conseil d’administration. Le chef des finances et nouveau président Jean-Michel Cousteau a également jeté l’éponge.

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Selon le site internet de GCI, le refus de Green Cross Suisse de verser sa contribution de membre à la fin de 2016 a précipité l’organisation internationale dans la crise financière. D’autres pays ont suivi.

«On attendait des rentrées de l’ordre de 2,5 millions de francs qui ne sont pas arrivées», a précisé mardi à l’ATS le vice-président de GCI Pierre Muller. Ces membres accusaient le management de l’organisation de manque de transparence. Au vu de la nouvelle donne, l’ancien maire de Genève a annoncé mardi sa démission du comité de GCI pour le 31 mai.

M. Bäumle se contente de l’intérim

Martin Bäumle, contacté par l’ATS, n’ambitionne pas de devenir président titulaire. Son élection lors de l’assemblée extraordinaire de vendredi est bel et bien limitée à six mois. Le choix, qu’il dit «incontesté», s’est porté sur la section aux finances les plus solides.

«Je veux remettre sur pied l’organisation dans l’esprit des fondateurs», déclare-t-il. Fervent admirateur de l’ancien président Gorbatchev, il regrette son départ et les critiques que l’ancien chef d’Etat a formulées à son égard. Le comité veut rétablir le contact.

Mais dans l’immédiat, il faut sauver Green Cross International de la faillite. Martin Bäumle n’entre pas dans le détail des chiffres. Il ne dispose en l’état que de comptes provisoires. La section suisse estime, elle, le découvert à 1,7 million de francs.

Interrogé sur le site internet de l’organisation, débarrassé depuis vendredi de plusieurs communiqués ayant trait au litige avec la section suisse, le Zurichois renvoie à une décision du comité. Des informations internes n’avaient pas leur place sur le Web.