Martin Chevallaz réapparaît. L’ancien militaire de carrière, fils de conseiller fédéral et chantre du «non» à l’Espace économique européen (EEE) en 1992 relance sa carrière, cette fois sous la bannière du nouveau Parti bourgeois-démocratique (PBD).

Le discours de l’UDC, dont il fut en 2004 le candidat malheureux au Conseil d’Etat vaudois, ne lui convenait plus, explique-t-il sur son site internet: «La radicalisation de ce parti, son style toujours plus agressif puis, point d’orgue de sa mutation, l’exclusion de sa section grisonne suivie de l’écrasement de sa propre aile libérale et modérée me conduisirent, fidèle à mes convictions, à en tirer les conséquences.»

Après le Valais, Fribourg et Neuchâtel, le PBD s’implante ainsi dans le canton de Vaud. La nouvelle section sera formellement constituée le 14 avril, a annoncé jeudi le parti suisse.

Les travaux préparatoires se déroulent sous la houlette de Martin Chevallaz, coordinateur, et de Jacques Diserens, responsable du bureau. Le PBD sera ainsi présent dans quinze cantons. Il est «convaincu de disposer dans le canton de Vaud d’un fort potentiel lui permettant d’obtenir des premiers succès électoraux dès les élections fédérales de cet automne».

Martin Chevallaz, fils de l’ancien conseiller fédéral Georges-André Chevallaz, était jusqu’en 1993 membre du parti radical. Antieuropéen convaincu, il fut mis à l’écart par Jean-Pascal Delamuraz, le père spirituel de l’EEE, et vit sa carrière militaire connaître un coup d’arrêt brutal. Après avoir rejoint l’UDC, il était aussi devenu membre du mouvement Ecologie libérale. Ce Lausannois de 62 ans a siégé, sous l’étiquette UDC, au Grand Conseil vaudois entre 2002 et 2006.