Le conflit, elle aime ça. Un peu comme si cette forte personnalité s'épanouissait dans le combat. La libérale est la seule survivante du gouvernement monocolore qui a dirigé le canton de 1993 à 1997. Depuis sept ans, cette ancienne animatrice d'organisations économiques (elle a été à la tête du siège romand de la SDES) dirige d'une main de fer l'instruction publique, un département resté marqué par la profonde empreinte que lui avait donnée le socialiste André Chavanne. Ces dernières années, l'école primaire, l'école secondaire et l'école d'ingénieurs ont été soumises à des réformes qui lui ont valu un feu nourri d'attaques de la part d'un corps enseignant hostile et de la gauche en général, qui parle de démantèlement.

Martine Brunschwig Graf, qui peut être peu conciliante et cassante avec ses adversaires, n'avait été réélue que 6e sur 7 il y a quatre ans. Mais elle a toujours réussi à faire passer ses gros dossiers devant le peuple, notamment la Haute Ecole spécialisée de Suisse romande (HES-SO).

Y. R.