Ce sont d’autres blouses blanches, celles dont on a sous-estimé l’importance jusqu’ici, mais dont la pandémie de Covid-19 rappelle qu’elles sont un maillon essentiel du réseau de santé: les pharmaciens et pharmaciennes ont commencé par fabriquer des solutions hydroalcooliques lorsqu’on en manquait, ils mettent désormais à disposition des tests antigéniques rapides et s’apprêtent à enclencher le turbo pour que toute la population soit vaccinée cet été. Pour la première fois, c’est une femme qui se trouve à la tête de leur faîtière, PharmaSuisse. Martine Ruggli-Ducrot, une Fribourgeoise de 54 ans qui s’est donné une mission de «dynamiser la profession».

Elle a failli devenir médecin. Lorsqu’un jour de 1984, elle s’en va à l’Université de Fribourg pour s’inscrire à la faculté, elle hésite soudain entre deux portes et finit au dernier moment par opter, comme une copine, pour la pharmacie plutôt que la médecine, qui risquait de trop empiéter sur sa future vie de famille. Il en faut peu pour qu’une carrière bascule!