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Massacre dans une zone villas en Argovie: cinq morts

Un homme connu pour des faits de violence a abattu ses beaux-parents et son beau-frère avant de tuer un voisin et de se suicider. Il avait été séparé préventivement de sa femme et de ses trois enfants par les autorités

Massacre dans une zone villas en Argovie

Violence Privé de ses enfants, un homme exécute sa belle-famille. Cinq morts, dont le tueur

Connu pour des faits de violence, séparé de sa femme et de ses enfants, faisant l’objet de mesures de tutelle des autorités, un père de famille suisse de 36 ans a abattu samedi soir ses beaux-parents, son beau-frère et un voisin de ceux-ci avant de se donner la mort. Ces faits sanglants se sont produits samedi soir vers 23h dans une zone villas soignée et tranquille de Würenlingen, en Argovie.

Le meurtrier aurait tiré six coups de feu avec une arme de poing pour laquelle il ne possédait pas de permis, a expliqué la police cantonale argovienne.

Le meurtrier a d’abord abattu son beau-père de 58 ans, sa belle-mère de 57 ans et son beau-frère de 32 ans dans une première villa. Tout près de là, à 50 mètres environ, le meurtrier a ensuite tué un homme de 46 ans avant de mettre fin à ses jours sur le parking où il avait garé son véhicule.

La police ignore pour l’heure si la quatrième victime a tenté de s’interposer avant d’être abattue, ou si elle se trouvait simplement au mauvais endroit, au mauvais moment.

Les antécédents du tireur livrent une première piste sur les motivations de l’équipée mortelle. L’homme résidait dans le canton de Schwyz. Il s’était fait connaître des autorités une première fois en 2007 pour des faits de violence. Puis en 2012 pour menaces. Il a ensuite fait l’objet de mesures de tutelle dont la nature n’a pas été précisée. Le 2 avril 2015, la police schwyzoise avait perquisitionné chez lui à la recherche d’armes, sans rien trouver de suspect.

La piste du conflit d’héritage

La police argovienne n’a pas donné plus de détails sur ces antécédents, expliquant que les faits s’étaient «déroulés dans le canton de Schwyz» et faisaient l’objet de clarifications.

L’homme avait été préventivement séparé de sa femme et de ses trois enfants qui «vont bien», a indiqué la police argovienne. Le rôle éventuel joué dans cette séparation par les beaux-parents et le beau-frère, cibles du tireur, n’a pas été explicité.

Selon la télévision locale TeleZüri, qui cite une source proche de la famille, une dispute concernant un héritage pourrait être le mobile du meurtre. Une maison de vacances à Ennenda, dans le canton de Glaris, serait l’enjeu du conflit.

Selon l’agence de presse ATS, l’ensemble de la famille vivait à l’assistance sociale. L’enquête s’oriente désormais vers un drame «relationnel tragique», ont indiqué les responsables policiers et le procureur général argovien, Daniel von Däniken.

La commune de Würenlingen avait déjà été le théâtre d’un drame sanglant en 1985. Un agent immobilier avait alors abattu le mari de son amante et deux prostituées. Il avait été condamné à 20 ans de prison.

Mais ce fait divers évoque aussi plusieurs événements survenus récemment en Suisse. En janvier, une mère que les services sociaux menaçaient de priver de ses enfants avait tué ces derniers à Flaach (ZH) avant de tenter de se suicider.

Des tueries professionnelles (Menznau, canton de Lucerne, en février 2013) ou familiales (Wilderswil, canton de Berne, le 3 novembre 2014) ont fait plusieurs morts ces dernières années en Suisse.

Le 2 janvier 2013, un Valaisan de 33 ans avait abattu trois femmes et blessé deux hommes à Daillon (VS). Il voulait, selon ses dires, régler un problème familial.

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