Commentaire Maurice Tornay, l’inadéquat

Maurice Tornay a présenté un rapport sommaire comme une expertise scientifique. Il a refusé d’entendre les critiques du parlement en se basant sur des statistiques non pertinentes. La plupart des séances de crise ont ensuite été conduites sans procès-verbaux. La commission d’enquête parlementaire ne mâche pas ses mots pour juger avec cinq ans de recul les décisions du conseiller d’Etat empêtré dans une crise difficile. L’intéressé a été entendu par la commission mais il refuse aujourd’hui de donner son point de vue. Le jugement a posteriori de ses décisions sans sa version des faits est donc forcément partial.

Il n’empêche que, pour la énième fois, il apparaît que Maurice Tornay a pris des décisions «inadéquates». Il n’a pas su gérer la crise qui démarrait à l’hôpital et a refusé d’entendre les critiques. C’est déjà cette raideur et cet entêtement qui ont contribué à l’enliser dans l’affaire Giroud. Cette inadéquation aussi qui l’a conduit à ne pas remplir correctement ses déclarations de liens d’intérêt, à ne pas informer assez tôt ses collègues des problèmes qu’il rencontrait dans le cadre de l’affaire Giroud, à ne pas réagir quand la commission cantonale de recours dans laquelle il siège manque à ses devoirs. Tout conseiller d’Etat est exposé à la critique, par sa fonction mais aussi par le contexte politique valaisan très agité. Mais aucun des ministres n’accumule autant de reproches circonstanciés, émis par des commissions politiques dans lesquelles tous les partis sont représentés. Alors que Maurice Tornay fut le plus mal élu des conseillers d’Etat en 2013, peut-être serait-il temps qu’il en tire les leçons. Les Valaisans ont le droit d’avoir le meilleur gouvernement possible.