«Le résultat est très clair. Il montre que la mobilisation de la gauche était très forte et qu'elle n'était pas aussi nette à droite. La participation relativement élevée pour ce type d'élection a aussi favorisé la gauche. Personnellement, j'étais, il est vrai, confiant et optimiste. On ne se lance pas dans une telle élection sans croire qu'on a des chances d'atteindre l'objectif qu'on s'est fixé. Cela dit, il est vrai que j'ai mené une campagne plus discrète au cours de laquelle je n'ai pas cédé à la démagogie. J'ai simplement évoqué les difficultés auxquelles l'Etat de Genève pourrait faire face ces prochaines années au vu de la détérioration des finances cantonales.

Par réflexe légitimiste, une majorité d'électeurs a estimé qu'il était juste que le Parti socialiste conserve son deuxième siège au gouvernement. J'ai essayé de le reprendre, cela n'a pas marché. Tant pis. Mais je ne regrette pas un instant d'avoir fait acte de candidature. On sait qu'une élection partielle est toujours délicate. Quant à l'UDC, son score est très en retrait et je ne pense pas que s'il n'y avait pas eu de candidature UDC, l'écart avec Charles Beer aurait été différent. Quant à savoir si je me représente en 2005, je n'aurai qu'un mot: «Qui vivra verra!»