Le paquet d’aide structurelle aux médias est quasiment sous toit, même si quelques divergences subsistent entre le Conseil national et le Conseil des Etats. Ce mardi, au terme d’un long débat de plus de cinq heures, la Chambre basse a approuvé des mesures de soutien pour un total d’environ 150 millions de francs. Y figurent 40 millions pour la distribution matinale et dominicale des journaux, ainsi que 30 millions en faveur des médias en ligne.

Ce paquet d’aide revient de loin. Dans un premier temps, l’ex-pilote du dossier à la tête du Département fédéral de l’environnement, des transports et de la communication (Detec), Doris Leuthard, s’y était cassé les dents: elle n’avait rédigé qu’une loi sur les médias électroniques, laquelle a fait naufrage lors de la procédure de consultation. Plus pragmatique, sa successeure Simonetta Sommaruga a tout repris à zéro en travaillant sur trois plans: la loi sur La Poste concernant l’aide indirecte, la loi sur la radio et la télévision pour régler des questions de formation et de soutien aux agences, et enfin une nouvelle loi sur l’aide aux médias en ligne. L’accouchement a eu lieu dans la douleur, sur fond de luttes épiques en coulisses entre grands et petits éditeurs. Mais aujourd’hui, ceux-ci se sont largement réconciliés, ne combattant plus le projet.