L’an dernier, on aurait pu économiser 100 millions de francs en recourant davantage à des médicaments biosimilaires. C’est ce que révèle une étude mandatée par l’association des caisses maladie Curafutura et par les faîtières Intergenerika et Biosimilar.ch. En cause, de mauvais incitatifs qu’il s’agirait de supprimer au plus vite dans la distribution. Cette publication intervient alors que la Commission de santé du Conseil des Etats s’apprête à commencer ses travaux sur le projet de réforme du Conseil fédéral en faveur d’un prix de référence des médicaments.

Des traitements coûteux

En 2020, les dépenses de médicaments ont continué à augmenter. Elles se sont chiffrées à 7,3 milliards à charge de l’assurance de base, soit une hausse de 4% équivalant à 300 millions. Or, près des trois quarts de cette augmentation sont dus aux traitements des maladies cancéreuses et auto-immunes, dont on sait que la facture oscille entre 15 000 et 25 000 francs en moyenne par patient et par an. C’est là qu’une utilisation accrue des biosimilaires permettrait de juguler la croissance des coûts de la santé.