«Personne ne s’étonne à l’EPFL des idées qui combinent l’ingénierie et la biologie traditionnelle», salue Melody Swartz, professeure associée en sciences de la vie. L’ingénieure chimiste de 40 ans effectue des recherches qui changent la façon de comprendre comment les tissus cellulaires se développent et comment les cancers se répandent dans l’organisme. «Elle est capable de changer non seulement ce que nous savons, mais aussi les limites de ce que nous pensons qu’il est possible de savoir», estimait en 2006 le magazine américain Popular Science qui l’avait désignée comme une des dix scientifiques les plus brillants de sa génération.

Arrivée en 2003 à l’EPFL, Melody Swartz s’est fait un nom dans le domaine de la bio-ingénierie cellulaire. C’est grâce à des méthodes issues du monde de l’ingénieur qu’elle explore et cherche à reproduire, en laboratoire, les mystères de la vie. Formée entre autres au Massachusetts Institute of Technology, Melody Swartz travaille aussi sur une nouvelle technique de vaccination avec des nanoparticules, plus efficaces et moins chères à produire que les méthodes traditionnelles. «Nous espérons que cette technique aboutira au développement d’un vaccin préventif contre la tuberculose», explique la scientifique américaine, qui collabore étroitement avec Jeffrey Hubbell, responsable du Laboratoire de médecine régénérative de pharmacobiologie à l’EPFL.