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Natalie Rickli (UDC/ZH).
© PETER KLAUNZER/KEYSTONE

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Avant même le verdict sur No Billag, l’UDC parle d'une redevance à 300 francs

L’après-«No Billag» a déjà débuté. Par deux initiatives parlementaires, l’UDC veut réduire le budget de la SSR à environ trois quarts de ses moyens actuels

La votation sur l’initiative «No Billag» n’a certes pas encore eu lieu. D’ores et déjà pourtant, l’UDC maintient une forte pression sur la SSR. Elle vient de déposer deux initiatives parlementaires. La première, signée Natalie Rickli, exige de réduire le montant de la redevance à 300 francs par an et par ménage. La deuxième, émanant de Gregor Rutz, exige que les entreprises soient dorénavant exemptées de ladite redevance.

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Le temps des promesses est révolu

La SSR, dont le budget tourne sur 1,6 milliard de francs, dont 1,2 milliard provient des recettes de la redevance, n’aura pas le temps de souffler dimanche prochain. Certes, les derniers sondages lui promettent une victoire, dans la mesure où l’initiative «No Billag» devrait être assez largement rejetée par le peuple. Mais l’UDC, qui a fini par se rallier à l’initiative le 27 janvier dernier, revient à la charge sur deux fronts bien connus en comptant sur l’appui des associations patronales, economiesuisse et l’USAM en tête. Elle veut «des faits et non plus seulement des promesses».

En plénum, les deux Chambres avaient balayé le contre-projet à l’initiative «No Billag» proposé par l’UDC, à savoir une redevance radio-TV réduite à 200 francs par an, dont toutes les entreprises auraient été exonérées. Une défaite qui n’était peut-être que provisoire.

Car aujourd’hui, la situation politique est tout autre. Le débat public lancé par «No Billag» a fait trembler la SSR sur ses bases, obligeant ses patrons à faire des promesses pour sauver l’essentiel, soit la survie de l’institution. Le directeur général, Gilles Marchand, a annoncé un plan «R comme réforme». Quant à son adjointe, Ladina Heimgartner, elle a admis qu’il faudrait «réduire la voilure». De son côté, la responsable politique du dossier Doris Leuthard a laissé entrevoir dans une interview qu’une redevance réduite à 300 francs était «envisageable» à terme.

Notre interview de Gilles Marchand: «Peut-être que nous n’avons pas assez dialogué avec la société»

Budget réduit d’un quart

C’est dire que la SSR restera au centre des discussions après le 4 mars, quelle que soit l’ampleur du probable «non» dimanche prochain. Dans un premier temps, l’UDC avait menacé de repasser à l’offensive par une nouvelle initiative populaire. Elle a visiblement renoncé à une telle stratégie, préférant ne solliciter le peuple qu’à propos de l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’UE.

Dans un premier temps, elle mènera donc sa lutte pour réduire le périmètre du service public dans l’enceinte du parlement. Si elle devait s’imposer, une hypothèse qui n’est pas exclue, le budget annuel de la SSR serait sensiblement réduit. «Mais la SSR conserverait encore les trois quarts de son budget actuel», estime le président de l’UDC, Albert Rösti. Soit environ 1,2 milliard par an.

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