Un frontalier a eu la désagréable surprise mardi soir de lire un message peu délicat posé sur le pare-brise de son automobile. Il dit en résumé ceci: «Madame, Monsieur, vous venez travailler sur Suisse et ainsi considérablement augmenter votre revenu par rapport à la France. Nous sommes très contents pour vous. Par contre, vous vous permettez de déposer votre véhicule dans notre quartier sans frais mais en occupant toute la journée une place destinée avant tout aux habitants du quartier. Nous vous rappelons que vous disposez d’un P + R à la sortie de l’autoroute. La prochaine fois que nous voyons votre véhicule dans le quartier, il lui arrivera des «bricoles» qui coûteront bien plus cher que l’abonnement du parking P + R…». Signé «Les habitants du quartier».

C’est le quotidien Le Dauphiné Libéré qui a révélé cette affaire, symptomatique d’un climat parfois tendu entre les Genevois et les frontaliers.

La scène s’est déroulée à Confignon. Cet homme a pour habitude en effet de garer sa voiture à cet endroit avant de prendre les transports en commun pour se rendre au centre de Genève. Et il indique que la place de stationnement est blanche et sans limitation de temps. Il respecte donc la législation.

Par ailleurs, il est lui-même… Genevois, installé comme 20 000 à 30 000 autres citoyens suisses de l’autre côté de la frontière.