Oriane Sarrasin était consciente que le sujet était sensible. Les Abbayes font partie du patrimoine vaudois. La socialiste ne pensait néanmoins pas déclencher une telle tempête, en déposant une interpellation remettant en cause la participation des écoles à ces traditionnelles fêtes de tir. Des manifestations que l’élue juge sexistes, avec la participation de jeunes demoiselles d’honneur. Dès la médiatisation vendredi de son texte, qui sera développé ce mardi devant le Grand Conseil, c’est un torrent de haine qui s’est abattu, via plusieurs centaines de messages sur les sites de journaux, sur les réseaux sociaux ou directement adressés à la politicienne de l’Ouest lausannois. «C’est violent, on m’attaque sur mon physique, ma vie sexuelle, ma santé mentale, même mes parents, commente Oriane Sarrasin. Certains m’invitent à retourner à ma lessive ou me traitent de taliban, en jouant avec mon nom de famille.»