Le syndicat genevois des enseignants du primaire est de fort mauvaise humeur. Devant le refus du Grand Conseil d’accorder au Département de l’instruction publique (DIP) les 155 postes que celui-ci réclamait, puis celui de la Commission des finances, qui en a finalement lâché 25, la Société pédagogique genevoise (SPG) a recours aux grands moyens. Dès lundi, elle appelle à une grève administrative généralisée. Et si cela ne suffit pas, elle passera la vitesse supérieure: la grève tout court.

Diminution de l’horaire scolaire

La SPG, version genevoise des «gilets jaunes»? «Pas du tout, répond sa présidente, Francesca Marchesini, mais la rentrée scolaire n’est pas envisageable en l’état, avec près de 1000 élèves supplémentaires prévus» [850 exactement selon les prévisions actuelles, ndlr]. Les élèves n’ont pas de soucis à se faire, rassure-t-elle, «puisqu’ils recevront quand même leurs carnets scolaires». C’est heureux pour eux, mais le DIP voit d’autres conséquences fâcheuses: «Dans l’immédiat, la perspective d’une grève administrative pourrait entraîner un retard sur la délivrance des notes ainsi que de potentiels problèmes au niveau de la communication, entre les familles et le corps enseignant, par les canaux de messagerie électronique», réagit son porte-parole, Pierre-Antoine Preti.