La tempête d'oppositions à l'extension du site de production de médicaments de Merck Serono à Corsier-sur-Vevey s'est calmée (LT du 08.02.2008). «Ce dossier est devenu beaucoup moins conflictuel», constate Pierre Caloz, responsable des questions environnementales et de sécurité de l'usine des hauts de Vevey.

Les installations permettent de produire aujourd'hui le médicament Rebif, contre la sclérose en plaques. Merck Serono s'apprête à ouvrir, de 2010 à 2012, deux nouvelles lignes de fabrication, dont une sera destinée à l'anticancéreux Erbitux. L'extension du site a soulevé des craintes jugées infondées selon la «notice d'impact» établie par le bureau lausannois Ecoscan. Le document d'une centaine de pages, partiellement dévoilé jeudi, conclut que le projet «respecte les normes légales» et reconnaît à Merck Serono la volonté de «réduire le plus possible les impacts du projet sur l'environnement».

La principale mesure concerne le traitement des eaux par une station d'épuration (STEP) très performante, devisée à quelque 10millions de francs, ajoutée au projet initial. Une partie des eaux épurées sur place sera utilisée dans l'usine, et le solde déversé dans la Veveyse. Un concentrat d'eaux usées sera aussi envoyé à la STEP intercommunale de Vevey pour subir un traitement final. Aujourd'hui, cette station reçoit la totalité des eaux de l'usine, soit 400 mètres cubes non traités par jour. L'extension de l'usine provoquera le rejet de 900 mètres cubes d'eau qui seront traités en majorité sur le site de Merck Serono. La STEP de Vevey recevra quelque 250 mètres cubes par jour, quantité inférieure à celle traitée aujourd'hui.