Les effluves de fromage fondu agissent comme un signal. L’heure que Guy Parmelin a consacrée aux sympathisants genevois de son parti, en ce mercredi soir, prend fin. Vite, encore deux questions au conseiller fédéral UDC et la centaine de participants pourra descendre un étage de la salle du Rondeau, à Carouge, et se livrer à l’agape annoncée, raclette et charcuterie. Le vin, a insisté la présidente du parti cantonal et conseillère nationale, Céline Amaudruz, est genevois et il est excellent. Le ministre, vigneron de profession, se retient. Cette fois, il ne lancera pas de pique en forme de boutade, comme plus tôt dans la discussion lorsque Lionel Dugerdil, paysan et candidat à la candidature au Conseil d'Etat genevois, s’est offusqué que la souveraineté alimentaire du canton ne soit assurée qu’à hauteur de 11%. «La politique agricole, s’est-il étranglé, nourrit principalement les fonctionnaires fédéraux.» Réaction du Vaudois, sourire en coin: «Si Genève devait manquer de denrées, le canton de Vaud se fera un plaisir de lui en livrer.»