Le Conseil des Etats a accepté mercredi de débloquer 870 millions de francs pour lutter contre le franc fort. Une partie de la droite, l’UDC surtout, contestait la nécessité d’une intervention de l’Etat. Tout en faisant la moue sur certains détails, la plupart des orateurs ont défendu la nécessité d’apporter un coup de pouce à l’économie. Ces mesures constituent le pendant politique à la décision de la Banque nationale de fixer un cours plancher à 1,20 franc pour un euro, a résumé Urs Schwaller (PDC/FR). Il faut y voir un «signal psychologique, un moyen de dire aux entreprises que nous prenons leurs problèmes au sérieux», a renchéri le conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann.