Les mesures sur le prix de l’essence sont repoussées à plus tard
Une session extraordinaire a été organisée à la demande de l’UDC, qui a déposé plusieurs motions visant à réduire l’impact de la hausse des prix sur les ménages. Elles ont toutes été balayées
Préserver le pouvoir d’achat des Suisses. Alors que l’inflation déploie ses effets et que la guerre en Ukraine influence les prix à la hausse, ce mantra a regagné le haut de l’agenda politique à Berne. Après le Conseil des Etats lundi, c’était au tour du Conseil national de consacrer une session extraordinaire aux mesures d’allègements en faveur de la population et de l’économie à la demande de l’UDC. Le parti de droite n’a pas connu plus de succès qu’en début de semaine. Les différentes motions ont été refusées par une majorité de deux tiers de l’assemblée.
Quelles mesures adopter afin que le porte-monnaie des Suisses ne soit pas grevé par ces hausses? Walter Wobmann, UDC soleurois, prône une déduction pour les frais de déplacement entre le domicile et le lieu de travail à hauteur de 6000 francs. Son collègue de parti argovien, Benjamin Giezendanner, veut «avant les vacances d’été» une réduction temporaire de l’impôt sur les huiles minérales. «Un prix à la pompe de 2 francs par litre, cela fait mal à la classe moyenne, prévient-il. Ne prendre aucune mesure pour la soulager, c’est marquer du mépris pour elle.» Où trouver l’argent nécessaire? Dans les fonds dédiés à la construction de voies de circulation, où des sommes importantes ne sont pas dépensées car les routes promises ne sont pas construites, argumente-t-il.