Pour appâter ses victimes, toutes françaises, le Vaudois inculpé d'escroquerie a envoyé, entre 1999 et 2004, des centaines de milliers de lettres depuis la Suisse. Il se faisait passer pour un éminent mathématicien, expert en calcul des probabilités.

Sous divers pseudonymes – professeur Simon, Leblanc ou Balaban – il prétendait avoir inventé une méthode permettant de gagner «à coup sûr une véritable fortune au Loto français». Il affirmait agir avec l'assentiment de la Française des Jeux.

Les personnes intéressées par sa méthode devaient écrire à la société Systématiques basée en Angleterre. Un second courrier leur parvenait dans lequel le pseudo-professeur expliquait qu'il jouerait à leur place et que les gains leur seraient reversés intégralement. Il réclamait entre 125 à 1000 euros pour ouvrir un dossier et pour miser sur les six numéros gagnants.

En tout, 10 000 et 15 000 joueurs lui auraient confié quelque 10 millions de francs. Une fois l'argent encaissé, il leur écrivait pour leur annoncer qu'ils avaient gagné. Mais pour récupérer leurs gains, les parieurs devaient encore verser une somme pour frais de dossier. L'argent alimentait le compte en banque du Vaudois. Jusqu'à ce que son banquier le dénonce au bureau du blanchiment.