Il y a encore eu beaucoup d’émotion, mais aussi des larmes versées, ce mardi, pour le deuxième jour du procès de l’assassin présumé de Sara, jeune Afghane de 17 ans étranglée le 27 décembre 2019 à Yverdon-les-Bains. Une journée principalement consacrée à l’audition de la famille de la victime, soit sa mère, ainsi que son frère et ses deux sœurs, les liens avec le père demeuré en Afghanistan étant coupés. «J’étais venue en Suisse, non pas pour l’argent, mais pour mettre mes enfants en sécurité. Et là, ma fille est tuée. C’est comme si on m’avait coupé une partie du corps», a confié les yeux embués la maman de Sara. Aujourd’hui encore, elle laisse à l’entrée une paire de chaussures de sa fille, au milieu de celles de ses autres enfants, comme si elle allait revenir.