Crise

Michael Lauber déclare la guerre

Le procureur général de la Confédération accuse un juge de Bellinzone de partialité. La tension monte encore d’un cran au sein de la justice pénale fédérale

C’est la chienlit au sein de la justice pénale suisse. Le procureur général Michael Lauber, déjà en pétard contre l’autorité de surveillance qui a osé critiquer ses méthodes, attaque désormais le président de la Cour des plaintes en lui reprochant sa partialité.

Pour couronner le tout, le patron du parquet fédéral a pris un avocat, et pas n’importe lequel, pour le défendre dans la procédure disciplinaire qui débute sous la direction du professeur Peter Hänni. Selon les journaux de Tamedia, il s’agirait de Me Lorenz Erni, qui représente également Sepp Blatter, l’ancien président du football mondial, prévenu dans ce même dossier de la FIFA qui vaut tous ces ennuis à Michael Lauber. Un choix qui, selon nombre d’observateurs, traduit «un manque de sensibilité évident».