Un communiqué de presse conjoint adressé par Migros France et le Macumba confirme une rumeur entretenue depuis plusieurs mois: l’enseigne est intéressée par le rachat du centre de loisirs de nuit situé à Neydens, à dix minutes de la frontière suisse. La reprise pourrait être effective en 2015, mais aucune date ni estimation du coût ne sont avancées.

Fondé en 1977 par Roger Crochet, le Macumba est l’une des plus grandes discothèques de France (8000 m2 de surface, 17 espaces dont 4 restaurants et 6 clubs). A la faveur de son positionnement géographique stratégique entre France et Suisse, l’établissement a reçu régulièrement des offres de reprise de la part d’investisseurs français, suisses et d’autres pays. Mais la famille Crochet, qui a récemment décidé de vendre le Macumba – «une décision collégiale et familiale», indiquent Nadeige et Pascal Crochet, les directeurs actuels – a donné sa préférence à l’offre de Migros France. Et ce «en raison de la proximité de nos deux établissements qui favorisera le développement du groupe et la création de nouvelles opportunités économiques et sociales pour la région».

Depuis une dizaine d’années les directions des deux entités entretiennent de bonnes relations du fait de l’implantation du Vitam de Migros France à 100 mètres du Macumba. Elles partagent le même parking, qui offre 2000 places de stationnement. Vitam, ouvert en 2009, est un espace de 40 000 m2 (bassins d’eau, bien-être et spa, remise en forme, sports, boutiques, restaurants et un hôtel). «Lorsque nous avons appris que la famille Crochet souhaitait vendre, nous avons saisi l’opportunité et souhaité nous porter acquéreur de l’ensemble immobilier», a commenté Didier Eicher, directeur général de Migros France.

Aucune réponse n’a été en revanche apportée à la question de savoir si Migros France souhaitait poursuivre l’activité essentielle du Macumba, à savoir les loisirs de nuit. «Rien n’est encore arrêté, confie une porte-parole, mais avec cette acquisition, Migros pourra poursuivre le développement de ses activités commerciales, de loisirs et de services».