Son rôle sera de ramener la sérénité dans une entreprise ébranlée par des mois de scandales. Le 1er juillet, l’ancien conseiller d’Etat PLR neuchâtelois Thierry Grosjean reprendra la présidence de l’administration de la coopérative Migros Neuchâtel-Fribourg (MNF), une nomination révélée par le journal ArcInfo. Le vigneron d’Auvernier succède ainsi au sulfureux Damien Piller, promoteur immobilier fribourgeois soupçonné d’enrichissement personnel dans le cadre de la construction de magasins et aujourd’hui prévenu de faux dans les titres à la suite de la découverte d’un trucage massif lors du vote qui lui a permis de se maintenir à la présidence.

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Contacté par Le Temps, Thierry Grosjean se réjouit de ce mandat au sein de «cette magnifique entreprise qu’est la Migros». Il préfère ne pas commenter les affaires juridiques en cours, qui ne l’inquiètent pas. «Quand on travaille la vigne, on sait qu’il peut y avoir des orages, mais que la vie continue», philosophe celui qui souhaite se concentrer sur la relance du commerce de détail après la période de coronavirus.

En retrait de la vie politique depuis sa non-réélection au Conseil d’Etat en 2013, il remettra son domaine à son fils dans dix-huit mois et aura donc pleinement le temps de s’engager dans cette nouvelle fonction. Et de conclure sous forme de boutade: «Comme la Migros ne vend pas d’alcool, on ne pourra pas me reprocher d’éventuels conflits d’intérêts.»