fonds

Le milliard pour l'Union européenne rencontre ses premières réticences

Quelques jours après la confirmation du «milliard de cohésion» en présence de Jean-Claude Juncker, l'UDC annonce un référendum, tandis que la présidente du PLR pose une condition

L'UDC veut soumettre au vote populaire l'enveloppe de 1,3 milliard que le Conseil fédéral a promis jeudi à l'Union européenne. Le souhait de verser ce «milliard de cohésion» a été confirmé jeudi, lors de la visite à Berne du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

A ce sujet: Un «accord d’amitié» annoncé au printemps – et des progrès sur huit dossiers concrets

L'UDC plaide l'expression du peuple

L'UDC a déjà lancé une initiative parlementaire pour un référendum facultatif, explique ce dimanche le président du parti, Albert Rösti, dans un entretien au SonntagsBlick. Des demandes visant à traiter cette motion rapidement seront déposées la semaine prochaine, premiers jours de la session d'hiver.

Celui qui fait obstruction à ces requêtes veut empêcher subrepticement le peuple de se prononcer, ajoute en substance dans l'article le conseiller national bernois.

Petra Gössi vise la clause guillotine

Sur le sujet, la présidente du PLR, Petra Gössi, émet aussi des réserves dans une interview avec les journaux alémaniques Zentralschweiz am Sonntag et Ostschweiz am Sonntag. Elle conditionne son soutien à ce milliard à la fin de la clause guillotine.

Cette disposition stipule que si l'un des sept accords qui composent les bilatérales I entre la Confédération et l'Union européenne est résilié, les six autres deviennent automatiquement caducs.

A priori, une enveloppe non soumise au référendum

Le «milliard de cohésion» se présente sous forme de deux crédits-cadres qui seront soumis au parlement l’an prochain: 200 millions de francs dans le domaine de la migration et 1,1 milliard pour des projets concrets menés par la Suisse dans les 13 pays européens qui ont adhéré à l’UE depuis 2004, portant avant tout sur la formation professionnelle et l’emploi des jeunes. L’enveloppe étant de nature financière, elle n'est pas soumise au référendum, selon les conditions actuelles.

Jeudi, Doris Leuthard, qui préside la Confédération, et Jean-Claude Juncker ont annoncé leur intention de signer un accord institutionnel qui servirait de cadre général pour les relations entre la Suisse et l'UE.

Lire aussi: Un nouveau casting se dessine en politique européenne

Publicité