Après Jean Studer, Claude Roch: pas facile d'être un conseiller d'Etat au volant. Le ministre valaisan de l'Education, de la culture et du sport a en effet été contrôlé, le 30 avril dernier, en excès de vitesse à la sortie de Collombey.

Il était 18h30, ce dimanche soir, et le radical, après avoir assisté à une fête de gym dans le Chablais, rentrait chez lui au Bouveret, où des visites l'attendaient. A la hauteur du stand de tir de Collombey, sur un secteur comprenant deux pistes, le conseiller d'Etat double alors, en toute légalité, un autre véhicule. Mais un peu vite: 118 kilomètres/heure sur un tronçon limité à 80.

Radars mal placés?

Joint jeudi soir, Claude Roch confirme la rumeur qui courait depuis quelques jours: «Je n'ai jamais cherché à cacher ce qui est arrivé, j'en ai parlé autour de moi, et je comptais en informer la presse après avoir reçu un jugement que j'attends toujours.» Et qui devrait consister, toujours selon Claude Roch, en «un avertissement ou un retrait de trois mois. Je n'ai fait ni ne ferai aucune pression, ni ne déposerai de recours. Cette affaire banale concerne le citoyen ordinaire Claude Roch et non le conseiller d'Etat.»

Le magistrat affirme également qu'il avait l'intention d'informer officiellement de cette péripétie «ce samedi» le Parti radical valaisan. L'ancien président du Bouveret et cadre chez Nestlé explique aussi n'avoir «pas le sentiment» de s'être rendu coupable «d'une faute grave. Je n'avais pas consommé d'alcool. Quand on double un véhicule, on a toujours tendance à pousser et j'ai une voiture assez rapide. Dans la plupart des endroits de ce genre, la vitesse est limitée à 100, pas à 80.»

Pas de pression, pas de recours, mais Claude Roch entend néanmoins mettre sur le tapis «la question de savoir pourquoi on place des radars dans des endroits comparables à des autoroutes et pas dans les villages, où les risques sont bien plus importants de mettre en danger la vie d'autrui.»