L'annonce de la condamnation pour menaces du président du Grand Conseil vaudois suscite des remous. Le début de la séance du parlement de mardi, prévu à 14h, a été reporté vers 15h30. Yves Ravenel s'est fait remplacé par la 1ère vice-présidente Sonya Butera.

Cette décision est motivée par le souci de conduire les débats dans un esprit serein cet après-midi, explique mardi le Grand Conseil dans un communiqué. En début d'après-midi, le président mis en cause rencontrait tour à tour les groupes politiques pour s'expliquer.

Le PS et l'extrême gauche demandent sa démission

En début de séance, le PS et les Verts ont demandé à Yves Ravenel de prendre ses responsabilités et de démissionner de sa fonction. «Sa condamnation est incompatible avec sa fonction de président du Grand Conseil et son titre de premier citoyen du canton», a plaidé Valérie Induni, présidente du groupe socialiste. «Le nécessaire lien de confiance est rompu.»

Le chef de groupe UDC, Philippe Jobin, a lui pris la défense de son président. «C'est une affaire privée, elle ne devrait pas influer sur les affaires politiques», a-t-il conclu dénonçant la politisation du cas par la gauche. L'UDC a réitéré sa confiance à Yves Ravenel, qui donc ne démissionnera pas. 

A noter que dans le canton de Vaud, aucune procédure n'est prévue pour pousser à la démission un président du Grand Conseil.

Condamnation en août

Yves Ravenel a été condamné en août dernier pour menaces qualifiées et tentative de menaces qualifiées dans le cadre de son divorce. Il a écopé de 60 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans, ainsi que d'une amende de 960 francs.