Il faut essayer d’imaginer la scène qui se déroule le 15 mars 2017 au Ministère public genevois. José, de son prénom fictif, prévenu particulièrement coriace, fortement soupçonné d’avoir éliminé sa voisine pour faire main basse sur ses économies, s’apprête à nier – comme il le fait avec aplomb depuis deux longues années – toute implication dans la disparition de la retraitée. Pour cet employé de voirie, qui se croyait très rusé et qui s’est fait avoir par un agent infiltré envoyé en mission carcérale, cette audience d’instruction réserve de sacrées surprises.