Le parlement choisira le 16 septembre le successeur de Pascal Couchepin au Conseil fédéral. La campagne qui précède cette élection se sera déroulée sur fond d’une double crise: l’affaire libyenne et l’accord arraché aux Etats-Unis pour mettre un terme aux poursuites contre UBS.

Les événements de ces dernières semaines ont fait crûment apparaître les difficultés du Conseil fédéral à adopter une stratégie commune, à anticiper les écueils et à parler d’une seule voix dans un contexte de crise aiguë. Ils ont mis en relief, une nouvelle fois, le pouvoir beaucoup plus symbolique que réel attaché à la fonction du président de la Confédération. Ces questions se sont invitées dans la campagne des candidats à la succession du radical valaisan. Elles ont dérangé l’ordre habituel des préoccupations en pareilles circonstances, fondé pour l’essentiel sur la trilogie du parti, de la langue et du canton.

Les limites du système sont criantes, l’aspiration au changement palpable, Mais quel changement? Est-on sûr d’ailleurs que ce sont les institutions qu’il faut changer et non les personnes qui les occupent? Nous avons donné la parole à l’historien Urs Altermatt ainsi qu’à 10 personnalités qui expriment ce que devraient être, à leurs yeux, les qualités d’un conseiller fédéral idéal.