Dans le paysage médiatique suisse, le ciel n’est pas noir mais gris foncé. Ce temps orageux menace presque continuellement l’industrie depuis le début du siècle. Et les prévisions se vérifient: chute inexorable des recettes publicitaires et érosion du lectorat, les deux piliers de la prospérité de la presse. Les rares éclaircies proviennent du digital, mais elles ne suffisent pas – pour l’heure – à garantir la viabilité de son modèle économique.