Le débat sur l’initiative «Pour des entreprises responsables», sur laquelle les Suisses voteront le 29 novembre, provoque un vif débat, qui va jusqu’à diviser parfois des acteurs d’une même branche économique.

C’est le cas dans le monde de la production de chocolat: l’ancien directeur de Chocolat Villars Alexandre Sacerdoti se positionne en faveur de l’initiative, qui prévoit que les entreprises domiciliées en Suisse veillent au respect des droits de l’homme et des normes environnementales internationalement reconnues et que les entreprises qu’elles contrôlent fassent de même. Selon lui, «cette initiative permettrait d’accroître l’attractivité de la Suisse en tant que place industrielle à forte valeur ajoutée. Aujourd’hui, le modèle d’une entreprise sans âme, qui ne se préoccupe aucunement de son impact sur l’humain et l’environnement, est dépassé.»

Lire la contribution d’Alexandre Sacerdoti: Un développement économique responsable par l’exemple du cacao

L’actuel président de Chocosuisse et Biscosuisse, Beat Vonlanthen, défend une vision diamétralement opposée. Selon lui, «l’initiative elle-même n’aurait aucun impact bénéfique» et le contre-projet du parlement, avec son obligation légale de diligence raisonnable, sera plus efficace. «Le choix des initiants découle d’un préjugé selon lequel les entreprises ne souhaitent pas améliorer la situation sur place. La proposition des initiants provoquerait surtout un formidable bond en arrière», affirme-t-il.

Lire l’opinion de Beat Vonlanthen: Il convient de rejeter l’initiative «Entreprises responsables» pour lutter efficacement contre le travail des enfants

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