Ce mercredi, le Conseil national a refusé l’initiative pour des multinationales responsables, mais il a approuvé un contre-projet au texte soutenu par les initiants. Si celui-ci était approuvé par le Conseil des Etats, l’initiative serait donc retirée. Les sénateurs accepteront-ils cette alternative? Il est permis d’en douter, ils ne l’ont jamais fait jusque-là. Le délai pour formuler un contre-projet arrive cependant à échéance ce mois. Si le parlement n’arrive pas à en formuler un d’ici au 20 mars, il n’y en aura pas.

L’initiative serait alors soumise au peuple sous sa proposition initiale: attribuer aux victimes de violations des droits humains et des standards environnementaux commises par des filiales étrangères d’entreprises domiciliées en Suisse le droit de porter plainte directement contre ces dernières. Une perspective qui terrifie les milieux économiques les plus radicaux, mais qui semble pour l’instant la plus vraisemblable.