L’apparition de la variante britannique, plus contagieuse que la souche originelle du virus, relance le débat sur la fermeture des écoles. Vendredi, le Département vaudois de la formation, de la jeunesse et de la culture communiquait pourtant que «le nombre de cas dans les écoles est monitoré et la vigilance est accrue par rapport à la nouvelle variante du virus». «Les gestes barrières et les mesures sanitaires restent efficaces; une fermeture des lieux de formation n’est pour l’heure pas souhaitable, de même que le passage à l’enseignement à distance», déclarait Cesla Amarelle, soufflant que la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique ne communiquerait pas avant mercredi.

500 élèves et 70 profs isolés

Mais ce week-end, les choses se sont accélérées. Les cas contacts se multiplient en Suisse, obligeant des élèves, ainsi que toute leur famille, à se mettre en quarantaine. Comme au Tessin, où la totalité des élèves et enseignants du collège de Morbio Inferiore ont été placés en quarantaine. Treize cas positifs au Covid-19 y ont été détectés, dont au moins deux de la variante britannique du virus, ont annoncé les autorités tessinoises dimanche. La proximité géographique de Balerna, où cette variante a été confirmée jeudi dans une maison de retraite, a renforcé la suspicion d’un lien épidémiologique.

L’école restera fermée pendant deux semaines. L’enseignement se fera à distance, précise le communiqué du Département de la santé et de celui de l’éducation. La quarantaine concerne près de 500 élèves et une septantaine d’enseignants.

Des tests salivaires à l’école primaire

Dans la SonntagsZeitung, l’épidémiologue Marcel Tanner, membre de la task force Covid-19 du Conseil fédéral recommande l’enseignement à distance pour l’école secondaire. «Les tests de dépistage du coronavirus devraient être augmentés dans les écoles primaires en raison de l’apparition de variantes beaucoup plus contagieuses. Les élèves plus âgés devraient, quant à eux, suivre un enseignement à distance car il est certain que les jeunes s’infectent de la même manière que les adultes.»

Avec la situation du virus muté, il est donc impératif de reconsidérer la stratégie de dépistage, estime-t-il. «Nous devons de plus en plus tester des classes entières ou même des écoles lorsque des cas se présentent. Il existe désormais des tests de salive très simples: les cantons pourraient recourir à ces possibilités dans les écoles primaires.»