«Une vision résolument urbaine» pour le futur Musée cantonal des beaux-arts, c’est la proposition que fait la municipalité de Lausanne au canton dont elle est le chef-lieu. Après l’échec, en votation en novembre 2008, du projet d’un musée sis à Bellerive, au bord du lac, Lausanne répond à l’appel d’offres lancé par l’Etat de Vaud pour désigner un emplacement alternatif pour ce musée qui, actuellement occupe le Palais de Rumine, sur la place de la Riponne.

Lausanne propose donc trois sites, en plein centre-ville: un dépôt de locomotives à proximité de la gare, l’emplacement du parc de la Solitude, à côté de l’ancienne Dolce Vita, et enfin le bâtiment de la Banque cantonale vaudoise, ancien siège de la Banque vaudoise de crédit. Les deux premiers ont été sélectionnés par le groupe de travail présidé par la municipale socialiste Silvia Zamora. Le troisième a été adjoint par l’exécutif soucieux d’ouvrir au maximum l’éventail des choix possibles.

Le groupe d’évaluation mis sur pied par le canton examinera ces propositions, tout comme celles des sept autres communes, qui déposeront les leurs d’ici au 31 juin. Les autres communes en lice pour l’accueil du musée cantonal sont Montreux, Morges, le Mont-sur-Lausanne, Palézieux, Ollon, Yverdon-les-Bains, et Saint-Légier-La-Chiésaz.

Quant à l’emplacement du Palais de Rumine, qui abrite actuellement le musée, il ne compte pas au nombre des propositions lausannoises, puisque son examen a été confié directement au canton. Il fera l’objet d’une étude menée par l’architecte lausannois Rodolphe Luscher, père du stade de Suisse à Berne, et auteur de la transformation de la gare de Montreux.

La décision finale du canton est attendue pour septembre 2009.