«Le Conseil d’Etat a reçu aujourd’hui une délégation de la commission. Elle nous a proposé un double choix: Rumine et les halles CFF», a expliqué le président du Conseil d’Etat Pascal Broulis mercredi devant la presse. A l’unanimité, le gouvernement a retenu les halles CFF.

Ce choix est emblématique de la culture au coeur de la ville, au coeur de la vie des gens, a expliqué la ministre de la culture Anne-Catherine Lyon. La gare est un lieu fabuleusement intéressant, un lieu de tout le canton.

Outre le fait qu’il invite au voyage, le site s’inscrit dans une vision contemporaine des musées, avec la valorisation de friches industrielles, a expliqué la cheffe du Département de la culture. Le Conseil d’Etat annoncera d’ici fin octobre le dispositif mis en place pour conduire la suite du processus.

La ministre ne s’attend pas à un nouveau référendum, comme les référendaires ont été associés au processus de choix. Il permet en outre une intégration dans un tissu déjà existant et modulable.

Projet dynamique

Le projet de musée est sur les rails, s’est enthousiasmé François Marthaler, chef du Département des infrastructures. Il permettra de valoriser des halles vouées à la démolition, de rendre visible le musée, qui sera d’un accès facile.

Le projet aura en outre un effet accélérateur sur l’extension de la capacité ferroviaire de la gare. Il aura un effet dynamisant pour un chantier devisé plusieurs centaines de millions de francs.

La Ville de Lausanne s’est aussi réjouie de ce choix. «Les halles nous tenaient à coeur, car elles offrent un grand potentiel», a déclaré Silvia Zamora. Les doutes subsistant sur l’engagement des CFF ont été levés. En outre Rumine aurait pu provoquer de nouveaux blocages, a poursuivi Mme Lyon.

Quatre sites

Le coût du projet à ce stade est estimé à 60 - 70 millions, a ajouté Pascal Broulis. Les halles pourraient être partiellement vidées en 2011, pour être libres en 2012-2012, a ajouté Mme Zamora.

Quant au groupe cantonal chargé d’évaluer les 11 sites, il avait efffectué un premier choix de quatre «papables»: Yverdon, Morges, Rumine et les halles CFF à Lausanne. Il a au final estimé qu’un musée ne devait pas être décentralisé.

Yverdon offrait une parcelle un peu exiguë, avec seulement 3000 m2 contre 50’000 aux halles CFF, a expliqué son président Bernard Decrauzat. Le site de Morges n’était pas idéal de par sa situation. Le groupe avait lui donné sa préférence à Rumine, mais choisir c’est renoncer, a conclu Pascal Broulis.

Le Conseil d’Etat a encore décidé de désactiver le plan partiel d’affectation cantonal concernant Bellerive.