L’argument a pesé de tout son poids, au printemps dernier, lors de la campagne sur la Cité de la musique. Selon les opposants, les musiques actuelles sont le parent pauvre d’une politique culturelle genevoise attribuant un large soutien au domaine classique. Avec le départ de Bruno Mégevand, initiateur du projet, la Fondation pour la Cité de la musique annonce l’ouverture prochaine d’une «large concertation avec les milieux musicaux». De leur côté, les musiques de création demandent à la ville l’instauration d’un cachet minimum pour les artistes, et l’augmentation de ses contributions financières. Demandes pour la première fois chiffrées.