Découverte macabre à Vernier, dans la soirée du lundi de Pâques. Vers 20 h 30, le corps sans vie d'une ressortissante fribourgeoise a été retrouvé à l'avenue des Libellules. Agée de 38 ans, elle a été découverte, attachée sur son lit, par son ami. «Une enquête est actuellement menée par six à huit inspecteurs de police. Entre dix et quinze personnes sont entendues en qualité de témoins», souligne la juge d'instruction en charge de l'affaire, Carole Barbey.

Du côté de la police, on relève que la personne décédée était connue. «Elle bénéficiait d'une rente d'invalidité. Elle avait des problèmes de santé dus à la consommation d'alcool», révèle Christophe Zawadzki, attaché de presse à la police cantonale genevoise. Une autopsie a été demandée pour connaître les causes du décès.

Ce n'est pas la première fois qu'un meurtre se produit dans ce quartier, réputé sensible. Dans la même rue, le 10 avril 2002, le cadavre d'un Français de 42 ans était découvert avec une plaie à la tête. La victime était connue des forces de police pour divers délits, affaires de drogue ou vol. A fin mars 2004, le meurtrier présumé devait être présenté devant la Chambre d'accusation.

Avec l'affaire de l'avenue des Libellules, le canton de Genève enregistre son quatrième meurtre depuis le début de l'année. Le 7 janvier, un gendarme à la retraite âgé de 77 ans était découvert bras et mains liés dans sa maison de Meyrin. Sa mort remontait au 4 janvier. Dans le quartier des Pâquis, une prostituée suisse a été retrouvée assassinée le 12 janvier dernier. Son meurtrier, un Français de 29 ans, a été interpellé une dizaine de jours après la découverte du corps. Toujours aux Pâquis, une jeune Philippine a été poignardée le 28 janvier dernier. Un homme de la même nationalité que la victime a été arrêté et incarcéré à la prison de Champ-Dollon. L'enquête est en phase d'instruction.