A la tête de l’UDC Vaud depuis octobre 2009, Fabrice Moscheni a annoncé lundi dans la soirée sa démission pour le 19 décembre. Il invoque des raisons professionnelles qui l’empêchent de mener à bien la campagne des élections cantonales de mars 2012.

La démission de Fabrice Moscheni intervient à quelques jours du deuxième tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat ce dimanche. Son candidat Pierre-Yves Rapaz a peu de chances face à la Verte Béatrice Mettraux. En octobre, l’UDC Vaud a perdu un siège au sein de la délégation vaudoise au Conseil national.

– Le Temps: Pourquoi annoncez-vous votre départ à quelques jours du deuxième tour?

– Fabrice Moscheni: Il n’y a pas de moment idéal. Je le fais en accord avec Pierre-Yves Rapaz. La campagne a été très bien faite, nous le faisons ensemble. Il s’agit d’être honnête avec le parti. Il ne faut pas y voir le sentiment que Pierre-Yves Rapaz échouera dimanche. Ce n’est pas du tout mon style. Des circonstances professionnelles ont dicté que je prenne cette décision avant le mois de mai, moment de l’élection de notre président cantonal. Avec ma charge de travail qui augmente, je n’ai pas la bande passante, pas assez de temps, pas assez de ressources pour mener le parti jusqu’au élections cantonales de mars 2012.

– Votre départ intervient un mois et demi après la perte de l’un de vos cinq sièges au Conseil national. Un aveu d’échec?

Non, pas du tout. Cette perte est un bémol important. Mais je retiendrai que nous continuons à grandir, en étant passé de 22.3% en 2007 à 23% cette année. Avec les apparentements, c’est le jeu mathématique qui fait que nous avons perdu ce siège. Mais nous avons eu 60% de progression en terme de nombre de mandats aux élections communales en mars.

– Peu connu à votre arrivée en 2009, vous êtes actuellement moins visible que le secrétaire général de l’UDC Vaud, Claude-Alain Voiblet. Avez-vous eu des difficultés à faire votre place?

Non. Monsieur Voiblet est un professionnel de la politique, très actif, très demandé par les médias. Je suis un milicien, quelqu’un qui travaille pour faire avancer le groupe. Je pense que les résultats sont là pour mes trois axes forts: ensemble, fierté et succès. Les tensions internes sont apaisées, les gens sont fiers d’être UDC dans le canton de Vaud, et nous avons progressé aux élections.