de faible intensitéEn un mois, le non à l'initiative de l'UDC sur les naturalisations a progressé de 37 à 56%, tandis que le oui reculait de 48 à 33%. De manière surprenante, l'opposition gagne du terrain en Suisse alémanique aussi, où le non passe de 22 à 40%. Alors même que les adversaires y sont peu présents, s'étonne le conseiller national vaudois UDC Guy Parmelin.

Changement dans l'opinion

L'influence de l'affrontement à la TV alémanique entre la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et son prédécesseur Christoph Blocher n'a pu être que marginale, note gfs.berne, puisque le débat a eu lieu le vendredi 16 et que le sondage a été réalisé entre le 10 et le 17 mai.

En Suisse romande, la campagne des opposants a porté ses fruits. Parmi les personnes sondées, la part des adversaires résolus est passée de 29% il y a un mois à 62% aujourd'hui. La proportion des partisans déterminés, elle, est en recul, de 25% le 15 avril à 12% la semaine dernière.

Selon gfs.berne, la montée du non est l'indicateur d'un changement notable dans l'opinon en un mois. C'est aussi le signe que la capacité de l'UDC à mobiliser l'opinion au-delà de son propre réservoir électoral a probablement souffert ces derniers temps des polémiques autour de l'exclusion de la conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf et de la section grisonne de l'UDC.

L'UDC veut durcir le ton

En parallèle, la base radicale et démocrate-chrétienne, encore divisée il y a un mois, serre désormais davantage les rangs derrière les mots d'ordre de leurs partis respectifs, opposés l'un et l'autre à l'initiative. Le oui a cependant encore gagné du terrain auprès de la base UDC elle-même.

«Nous continuerons à nous battre jusqu'au bout», assure Guy Parmelin. L'UDC ne relâche pas la pression. A dix jours du scrutin, elle semble même prête à durcir le ton.

Elle a en effet annoncé mercredi que l'association Sifa (Sécurité pour tous), basée en Suisse alémanique et proche des démocrates du centre, va diffuser une nouvelle série d'affiches, centrées sur le thème de la criminalité des jeunes étrangers que les autorités naturaliseraient trop aisément. Un thème qui reste au cœur des préoccupations de ceux qui se déclarent favorables à l'initiative, a pu constater gfs.berne.