L'assistance au suicide n'est pas punissable si elle ne répond pas à un mobile égoïste. A la différence du meurtre à la demande de la victime qui reste punissable dans tous les cas, elle nécessite que la personne désirant mettre fin à ses jours accomplisse elle-même le geste décisif, si minime soit-il. On admet ainsi que le patient qui actionne le dispositif permettant à une perfusion de se mettre en route accomplit ce geste. Des organisations comme Exit ou Dignitas se donnent pour but d'offrir une aide au suicide aux malades en phase terminale qui désirent abréger leurs souffrances. Pour l'Académie suisse des sciences médicales (ASSM), l'aide au suicide n'est pas un acte médical mais un médecin peut être amené à s'y livrer dans le cadre d'une relation thérapeutique.

L'abstention thérapeutique consiste à renoncer à un traitement qui ne ferait que prolonger inutilement les souffrances du patient. On parle aussi d'euthanasie passive. L'ASSM envisage cette façon de faire avant tout face aux patients en fin de vie mais ne l'exclut pas pour les personnes qui se trouvent, comme Terri Schiavo, dans un état végétatif de longue durée. Dans tous les cas, la volonté du patient se trouve au centre de la réflexion, qu'il soit en mesure de la faire connaître, qu'il l'ait fait connaître d'avance par des directives anticipées ou qu'il faille la rechercher sur la base d'indices. Face à un patient incapable de discernement, le médecin reste libre d'imposer son choix s'il l'estime dans l'intérêt de ce dernier.

Les soins palliatifs de personnes en fin de vie comprennent une prise en charge adéquate de la douleur. Le traitement de la douleur a pour but de rendre la fin de vie supportable et non de l'abréger. Il peut arriver toutefois qu'il accélère la fin. On parle alors parfois d'euthanasie active indirecte. Là encore, les souhaits du patient doivent être respectés et les décisions prises si possible en accord avec ses proches.