Victimes du raz de marée, personnes manquantes: les polices cantonales continuent leurs investigations. Pour la Suisse romande, une liste d'une centaine de noms au domicile inconnu est actuellement en phase de vérification. Encore incapables de présenter un bilan précis, les polices restent prudentes.

A Genève, la liste des disparus a diminué. Mardi après-midi, la police ne recherchait plus que neuf personnes, dont la disparition pourrait être liée au tsunami. La veille, 22 manquaient encore à l'appel. En tout, la police genevoise a déjà retrouvé la trace de 121 personnes dont la disparition a été déclarée, soit par la Confédération, soit par des proches inquiets. C'est sur la liste transmise par les autorités fédérales que figurent la plupart des personnes avec lesquelles aucun contact n'a encore été établi (huit). Pour éventuellement identifier certaines d'entre elles, la police genevoise a procédé à des prélèvements d'ADN parmi leurs familles. Hormis les disparus, Genève déplore déjà deux victimes.

Le dernier bilan vaudois communiqué fait état de moins de 20 personnes portées disparues et d'une soixantaine qui ont été retrouvées vivantes. «Mais nous ne faisons pas de bilan quotidien, il fluctue de jour en jour», précise Jean-Christophe Sauterel, porte-parole de la police vaudoise. Les Eglises se mobilisent pour accompagner les personnes touchées par le drame. Une célébration œcuménique a été organisée le 10 janvier à la cathédrale de Lausanne. Des pasteurs, diacres et prêtres sont à disposition pour accompagner toute personne qui le souhaite via le 079/350 33 59.

A Fribourg, selon un communiqué de presse diffusé hier, aucun décès n'a été annoncé et aucune personne considérée comme disparue n'est domiciliée dans le canton. Huit dossiers concernant des personnes manquantes ont été transmis par Berne à la police cantonale. Cinq ont pu être clos: les personnes ont été retrouvées en bonne santé. Les trois autres dossiers restent toujours ouverts. Aucune cérémonie œcuménique n'a été organisée dans le canton. Le 31 décembre, Mgr Bernard Genoud a dédié aux victimes et à leurs familles la messe qu'il a célébrée à la cathédrale de Fribourg.

A Neuchâtel, le bilan provisoire du tsunami est de trois personnes disparues, tous membres d'une même famille. Deux autres personnes manquent à l'appel, sans indice qu'elles se soient trouvées sur les lieux de la catastrophe. Chef de la police de sûreté, Olivier Guéniat précise que ses hommes travaillent «sur d'autres noms». Une cérémonie œcuménique sera organisée le 26 janvier à la collégiale de Neuchâtel, soit un mois jour pour jour après la catastrophe. Jusque-là, les personnes qui le désirent peuvent atteindre la cellule de crise de la police cantonale (032/889 90 00).

Dans le Jura et le Jura bernois, une personne est portée disparue. Selon Le Quotidien jurassien, il s'agirait d'un Jurassien de 55 ans, qui passait ses vacances à Phuket, et dont le décès a été confirmé par le DFAE. Dans le Jura bernois, en revanche, il n'y aurait ni victime ni personne manquante. «Mais nous avons une trentaine de disparus pour l'ensemble du canton de Berne», note Olivier Cochet, porte-parole de la police cantonale.

Enfin, en Valais, le porte-parole de la police cantonale, Jean-Marie Bornet, a estimé qu'il était encore «trop tôt» pour communiquer un bilan des éventuelles victimes valaisannes du tsunami. Il a reconnu qu'aucun cas ne figurait «parmi les décès confirmés». La police valaisanne, cependant, est en train «de travailler sur quelques dossiers», qui concernent des personnes disparues. La semaine dernière toutefois, un avis mortuaire publié dans Le Nouvelliste annonçait le décès de deux membres d'une famille valaisanne installée à Genève, une mère et l'un de ses fils, victimes du raz de marée.