La reconstruction du parti: «Je ne savais pas ce que je trouverais, en étant élu. Je suis surpris en bien, par la volonté générale de travailler, l'ouverture qui règne face à une situation difficile. Je ne regrette pas d'avoir brigué ce poste, au contraire. L'implication des sections cantonales se passe bien, et le présidium, que je n'avais pas choisi, œuvre dans une harmonie étonnante.»

Les premiers jalons politiques: «Des solutions émergent pour sortir l'assurance invalidité de l'ornière, le parti a maintenant une unité de vision sur l'allégement de la taxation des entreprises, le travail que nous menons, avec le chef du groupe aux Chambres, Felix Gutzwiller, commence à porter ses fruits.»

Les coups tactiques: «J'accepte les critiques de ceux qui me reprochent mes déclarations sur l'AVS ou la demande d'adhésion à l'UE. Mais lorsqu'on gère un parti et qu'on veut s'attaquer aux problèmes de fond, il faut savoir s'affranchir du passé. La question de la retraite était paralysée par l'émotivité, celle de l'Europe, qui divise mon parti, est handicapée par un document des années 90 qui empêche de raisonner sur la situation d'aujourd'hui. Pour cent radicaux, il y a cent stratégies de réaction aux défaites électorales. J'ai la mienne: nous devons discuter le plus sérieusement possible.»