Fête fédérale de lutte

Tous nés dans un rond de sciure!

Les politiques se pressent dans l'arène. A les écouter, ils sont tous des lutteurs dans l'âme

Des arènes pleines à craquer, un soleil de plomb, des lutteurs au rendez-vous, Estavayer2016 connait un grand succès. Les politiques ne pouvaient évidemment manquer cet événement. Réactions

Johann Schneider-Ammann, Président de la Confédération

«Je viens d'une famille agricole et mon oncle était arbitre lors des fêtes de lutte. Ainsi, je connais bien ces traditions et les émotions qui vont avec. Aujourd'hui, j'assiste à la fête de tout un pays et le Bernois que je suis se réjouit du succès de cette manifestation en terre romande. La lutte est un sport particulier, avec ses traditions et ses règles. Mais c’est surtout un événement social. A la fin, il y a un vainqueur mais il ne serait rien sans les autres car c’est tous ensemble que nous gagnons. J’y vois un symbole de la Suisse et de son fonctionnement. Je remarque aussi à quel point nous nous comprenons. En ce moment, la question linguistique revient sur le tapis. On se dispute sur l’âge propice pour l’apprentissage d’une deuxième langue nationale. Mais regardez ici comme la communication est naturelle et comme tout le monde partage les mêmes joies».

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André Blattmann, chef de l'armée suisse

«J'ai plusieurs raisons d'être satisfait aujourd'hui. Et surtout content d'être là. J'ai passé quinze ans à Payerne, comme instructeur sur ce site. Ensuite, j'habite dans le Vully, très proche d'ici. Et nous sommes sur un territoire de l'armée. Je suis enchanté de voir à quel point la collaboration entre autorités civiles et militaires fonctionne. Enfin, j'ai en face de moi plusieurs sportifs d'élite qui sont des soldats, comme Matthias Sempach»

Marie Garnier, Présidente du Gouvernement fribourgeois

«Le canton de Fribourg a l’honneur d’accueillir une fête fédérale sur territoire vaudois. Je salue cette bonne collaboration avec nos voisins qui nous permet de mettre en valeur une magnifique région, la Broye. Je suis fier de constater que les lutteurs fribourgeois sont bien connus et respectés en Suisse et que leur sport est propice aux échanges et aux contacts avec un public varié. Les Fribourgeois ont réussi à créer un événement apolitique. De mettre en vitrine les particularités de tous nos districts dans un bel esprit».

Pierre-Yves Maillard, Président du Gouvernement vaudois

«Géographiquement, nous sommes sur territoire vaudois. Mais je salue l’engagement et la qualité de l’organisation fribourgeoise de cette manifestation. J’entendais beaucoup parler de la lutte lorsque enfant, je passais mes étés à Porsel, chez mes grands-parents agriculteurs. Aujourd’hui, cet événement se déroule chez nous et c’est l’occasion pour de nombreux Romands de découvrir cette tradition».

Béatrice Métraux, conseillère d’Etat vaudoise

«J’ai un immense plaisir. Il s’agit d’une véritable fête nationale, d’une fête de la terre et de cette ruralité que j’aime. Mon cœur vibre car ce sont de belles traditions. A l’heure où l’Occident s’interroge sur ses racines, nous avons ici l’occasion de nous replonger dans notre histoire. Et ici, il n’y a ici pas d’enjeu politique. Cette fête réunit tout le monde. J’y serais venue même sans être conseillère d’Etat».

Christine Bulliard-Marbach, conseillère nationale fribourgeoise, marraine du taureau «Mazot»

«C’est un grand moment et une grande chance pour moi d’être la marraine de Mazot. Durant toute la durée de mon engagement, j’ai souvent pensé à mon père, décédé lorsque j’étais encore enfant. Il était éleveur et c’était toujours à l’écurie qu’on me trouvait. Je connais bien les milieux agricoles et j’ai appris maintenant à connaître le monde de la lutte. Le succès de cette fête est la preuve de la vivacité de nos traditions suisses. Je réalise à quel point je suis Suisse et j’en suis très fière».


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