«Soutenir ce qui existe plutôt que de créer un nouveau domaine.» Le comité stratégique de la Haute Ecole Arc, qui regroupe les cantons de Berne, Jura et Neuchâtel, soutient la position de la conseillère d'Etat neuchâteloise Sylvie Perrinjaquet de ne pas demander une accréditation HES pour la filière professionnelle du Conservatoire. Selon elle, le domaine musique «ne renforcerait pas» la HE-Arc, qui dispose déjà de formations reconnues dans le domaine de l'ingénierie, de l'économie, des arts appliqués et de la santé.

Cette prise de position constitue un nouvel épisode de la saga du Conservatoire neuchâtelois, initiée fin 2005. Dans son budget 2006, le Conseil d'Etat avait décidé de ne pas demander l'accréditation HES, option qui condamnait la filière professionnelle. La mobilisation des musiciens avait poussé le parlement à offrir un sursis à la filière, avec l'engagement de trois doyens pour préparer la demande d'accréditation.

Le Grand Conseil tranchera en juin. Sylvie Perrinjaquet veut croire qu'elle parviendra à convaincre les députés de renoncer au projet. Avec un argument principal: le coût de la structure, trois fois plus élevé que l'envoi des 32 étudiants neuchâtelois (sur 167) dans un autre canton.