«Vous pouvez constater l’état de la situation à la couleur de la cravate du médecin cantonal adjoint, rigole le conseiller d’Etat Laurent Kurth. J’ai moi-même poussé le vice en mettant des lacets bleus!» Un thème monochrome qui était volontairement assumé pour le point presse de mercredi, à la caserne de Colombier, à Neuchâtel. Bleu comme «sporadique»: le premier des quatre stades mis en place par le canton pour évaluer la situation sanitaire du canton. Le drapeau n’est pas vert, synonyme de «normalité», mais il n’est pas non plus jaune, orange ou rouge, les couleurs choisies en cas d’aggravation de la situation sanitaire dans le canton.

Quatorze nouveaux cas en une semaine

Jusqu’ici, Neuchâtel, c’est un peu le bon élève de la Suisse romande. Avec 3,37 cas par 10 000 habitants entre le 1er juin et le 3 août – d’après les données compilées par OpenZH –, le canton est loin derrière Fribourg (6,31), le Jura (7,49), Vaud (7,81) et Genève (14,74). Comment expliquer cette différence? «A Neuchâtel, il y a moins de brassage qu’à Genève», clarifie Laurent Kurth. Le chef du Département des finances et de la santé (DFS) salue également le «très bon respect des mesures» de la part de la population, ainsi que le renforcement des contrôles.