La nouvelle loi sur l'Université de Neuchâtel est enfin adoptée. Après de longues heures de discussion, consécutives à une multitude d'amendements – la plupart de détails –, le Grand Conseil s'est prononcé par 89 voix contre 13 en faveur d'un texte qui, surtout, renforce le pouvoir de l'établissement. Ainsi, la plus petite université de Suisse dispose d'une base qui «tient compte des nouvelles réalités fédérales», a estimé Claude Borel au nom du groupe socialiste. Soit un pouvoir plus centralisé, qui doit lui permettre de réagir rapidement, en passant par exemple des alliances avec d'autres établissements, face à l'évolution d'un secteur de la formation toujours plus concurrentiel. Pour mémoire, la nouvelle loi stipule que le recteur pourrait être choisi hors du corps professoral pour ses compétences de manager. Sa base de travail sera un contrat d'objectif négocié tous les quatre ans entre le Conseil d'Etat et l'Université. Ce contrat sera accompagné d'un plan financier. Pour Denis Miéville, actuel recteur de l'Université de Neuchâtel, la décision des députés est une «satisfaction», même si le premier projet présenté en 2001 a passablement été adouci en ce qui concerne les pouvoirs de la direction. «Nous nous attendions à cette évolution, c'est pourquoi nous avions volontairement été assez loin», explique Denis Miéville. La nouvelle organisation devrait entrer en vigueur dans le courant de l'année prochaine. Et ceci bien que les délais soient assez restreints, notamment pour ce qui est du choix du futur recteur. «La période de transition doit être la plus courte possible», confirme Denis Miéville. Par contre, le recteur ne veut pas aborder le thème de sa candidature éventuelle.